Température: plusieurs averses chaudes comme en juillet chez nous.
En partant, toute une côte à descendre. Elle me fait peur. Ça commence bien. Je la descends à pied puis j'embarque. Mon frein avant frotte du côté droit. Après quelques kilomètres, au coin de l'autoroute qui entoure Holguin, on s'arrête. On ne sait pas comment arranger mon frein. Un jeune cubain qui s'entraîne pour des compétitions de vélo vient à ma rescousse. Il arrange mon frein en moins de deux (bizarre d'expression). Je saurai comment faire une prochaine fois. Il a fini son entraînement pour la journée, il nous accompagne un petit bout. Il dit être le meilleur cycliste du coin. Il nous quitte à l'intersection pour Mayari.
On voit au loin de gros nuages noirs. On y va quand même et on se fait mouiller plusieurs fois dans la journée. Il y a aussi beaucoup de vent de face. C'est dur mais c'est la première journée, alors on est en forme.
Toutes sortes de véhicules se partagent la route: vélo, autos neuves et très vieilles, camions laissant échapper des fumées noires écoeurantes, chargés de monde ou d'autres choses, de vieux bus bondés de cubains et des autobus de touristes luxueux, des charettes tirées par un cheval maigrichon ou des boeufs soutenant une lourde poutre sur leur cou comme des esclaves.
On arrive assez vite dans les côtes. Je force pas mal. En descendant une côte, je vois quelques petites chevrettes tant sur le côté de la route qu'au milieu de celle-ci. Greg est devant moi. Je le suis. Il passe à côté de la petite chèvre qui le regarde étonnée. Puis, elle me regarde aussi. Elle hésite. Par oèu ira-t-elle? Elle a bien le temps de me voir. Je crois qu'elle va continuer à traverser la rue. Mais, juste comme j'arrive, elle décide de revenir sur ses pas, d'aller trouver sa maman et, je fonce dedans. Je tombe ou plutôt je plonge sur l'asphalte mouillée. Je glisse sur le côté puis m'arrête. Rien de cassé, seulement des égratignures et un guidon croche que je redresse facilement. Je ne vois pas la chevrette. Elle doit avoir plus mal que moi.
Mayari n'arrive pas. J'ai faim. Les côtes, le vent de face et la pluie épuisent. À Cueto, petit village, on s'arrête à ce qui semble être un petit restaurant. Ils n'ont que des
Puis, on repart. Il reste 30 km qui nous en paraissent 50. Les fesses se font sentir. Je suis Greg de près pour qu'il me cache du vent. À peine séchés que la pluie reprend. Je me console en me disant que dans quelques jours, sous un soleil écrasant, je vais la regretter cette pluie.
Dernière côte pour Mayari. On voit le village s'étendre du haut de la butte. Enfin arrivés! On se rend à l'hôtel Bitiri, seul endroit oèu dormir selon nos livres. C'est fermé pour cause de
Souper aux calmars en sauce avec riz, salade et plantains frits. Cerveza Cristal. Greg adore ses calmars. Quant à moi, la seule odeur me lève le coeur. Alors, Greg se régale pour deux. Un bon brossage de dents est requis pour m'embrasser.
J'essaie de parler avec la dame espagnole. Je la comprends assez bien mais pour trouver mes mots, c'est autre chose.
Je reçois un message texte de Manon L: gouvernement minoritaire sans Charest. Quoi? Ai-je bien lu?
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